CIRCUITS COURTS VS GRANDES SURFACES: qui est le moins cher?

Cela ne vous a sûrement pas échappé … Les modes de consommation ont beaucoup changé ces dernières années en France.

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à privilégier les circuits courts pour leurs courses alimentaires.

Cueillette, vente en ligne, magasins de producteurs, magasins à la ferme, lieux de distribution urbains… À chaque consommateur son moyen d’accéder à une offre plus rémunératrice pour le producteur mais non moins intéressante pour lui.

Plus transparent, plus de goût, plus responsable, plus éthique, plus équitable… plus, plus, plus, plus… mais est-ce plus cher ?

NON

Vous êtes pourtant nombreux à penser que faire vos courses en circuits courts est plus cher qu’en grandes surfaces.

1/ Qu’est-ce qu’un « circuit court » ?

Un circuit est dit « court » s’il comporte au maximum 1 intermédiaire entre le producteur et le consommateur. La distance parcourue par le produit n’est pas prise en compte … Attention donc à ne pas confondre circuit court avec local !

2/ Est-ce plus cher ?

Entre le 30 septembre et le 14 octobre 2017, l’UFC-Que Choisir a effectué une enquête :

visite de 324 magasins de producteurs et 101 primeurs implantés dans 76 départements.

Ils y ont notamment relevé les prix de deux paniers de 15 fruits et légumes de saison, l’un en agriculture conventionnelle et l’autre en agriculture biologique.

En parallèle de ces visites, l’UFC-Que Choisir a réalisé, du 9 au 25 août 2017, des relevés de prix en grande distribution (sur les mêmes paniers types) via les sites drives des enseignes. À cette occasion, 2 278 grandes surfaces alimentaires ont été enquêtées.

Le résultat ?

Qu’ils soient BIO ou conventionnels, les produits venant de magasins producteurs ou directs producteurs sont moins chers.

3/ Et pour le producteur ?

Le principe du circuit court est simple : moins d’intermédiaires pour augmenter les marges. Mais que ce soit en vente directe ou en circuit court, les coûts relatifs à la commercialisation (logistique, salaires vendeurs, marketing…) ne sont pas réductibles à néant.

S’il n’existe pas de chiffres officiels, les producteurs estiment en général valoriser à hauteur de 10 % à 20 % supplémentaires les produits vendus avec moins d’intermédiaires. Ils bénéficient également de plus de flexibilité : fixation du prix de vente, dates de récoltes prévues… et puis le retour direct des clients qui est très valorisant.

Pas mal non ? 

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